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INVITES

Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 16:59

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28 NOVEMBRE 2010: Second tour de la présidentielle entre le président sortant Laurent Gbagbo et l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Les deux camps s`accusent d`avoir empêché les électeurs de voter dans certaines régions.


 

2 DECEMBRE: La Commission électorale indépendante annonce la victoire de Ouattara (54,1%), résultat rejeté par le Conseil constitutionnel acquis à Gbagbo.


3 DECEMBRE: Gbagbo est proclamé vainqueur (51,45%) par le Conseil constitutionnel. Le secrétaire général de l`ONU reconnaît la victoire de Ouattara. L`UE, la France et les Etats-Unis félicitent Ouattara et demandent à Gbagbo de s`incliner.


 4 DECEMBRE: Gbagbo investi chef de l`Etat. Ouattara prête serment "en qualité de président" et reconduit Guillaume Soro Premier ministre. Gbagbo nomme Gilbert Aké N`Gbo Premier ministre.


7 DECEMBRE: La Cédéao suspend la Côte d`Ivoire et demande à Gbagbo de "rendre le pouvoir", suivie le 9 par l`Union africaine.


16 DECEMBRE: Echec d`une marche des partisans de Ouattara sur la télévision d`Etat gardée par les forces pro-Gbagbo et réprimée dans le sang. Le Golf Hôtel, QG de Ouattara, est soumis à un blocus.


18 DECEMBRE: Gbagbo exige le départ de la mission de l`ONU (Onuci) et de la force française Licorne.


24 DECEMBRE: La Cédéao menace d`user de la force pour chasser Gbagbo.


6 JANVIER 2011: Washington gèle les avoirs de Gbagbo.


14 JANVIER 2011: Ouattara appelle au recours à la force.


18 JANVIER 2011: L`Onuci dénonce des "actes répétés d`agression contre ses patrouilles".


19 JANVIER 2011: L`ONU vote l`envoi de 2.000 hommes supplémentaires et demande la levée du blocus du QG de Ouattara.


28 JANVIER 2011: L`UA décide la mise en place d`un "panel" de chefs d`Etat sur la crise.


2 FEVRIER 2011: Extension de la liste de sanctions de l`UE.


16 FEVRIER 2011: La Bourse ouest-africaine basée à Abidjan suspend ses activités, après sa réquisition par le camp Gbagbo


17 FEVRIER 2011: Gbagbo annonce la nationalisation des filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, qui ont fermé après la déstabilisation du système bancaire causée par la rupture entre la banque centrale ouest-africaine BCEAO et Abidjan.


19 FEVRIER 2011: Début à Abidjan d`une nouvelle flambée de violences.


21-22 FEVRIER 2011: Quatre présidents du panel de l`UA --Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Jikaya Kikwete (Tanzanie) rencontrent Gbagbo et Ouattara, au lendemain d`une réunion en Mauritanie.


22 FEVRIER 2011: Des combats entre forces pro-Gbagbo et insurgés non identifiés dans le quartier d`Abobo à Abidjan, fief de Ouattara, prennent une ampleur nouvelle. Le camp Ouattara prolonge jusqu`au 15 mars son interdiction des exportations de cacao.


25 FEVRIER 2011: Après Abidjan, les violences gagnent Yamoussoukro. Les ex-rebelles alliés à Ouattara s`affrontent dans l`ouest aux forces loyales à Gbagbo.


1er MARS 2011: L`UA se donne un mois de plus pour tenter de dénouer la crise.


2: La filiale de la banque française BNP Paribas, "nationalisée" par Gbagbo, rouvre ses portes au public.


3 MARS 2011: 50 personnes tuées dans des violences en une semaine, dont 26 à Abobo, portant à 365 le nombre de morts depuis mi-décembre dans le pays (Onuci). Au moins six femmes tuées par balles à Abobo par des tirs de forces pro-Gbagbo, selon des témoins. Les Etats-Unis dénoncent la "faillite morale" de Gbagbo. L`ONU craint une nouvelle "guerre civile".


4 MARS 2011: Le Haut commissariat de l`ONU pour les réfugiés (HCR) suspend ses opérations dans l`ouest de la Côte d`Ivoire en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.


Par Komenan Narcisse - Publié dans : INVITES - Communauté : notre planète et son mal être
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 23:25

1140037284310731.jpgDe véritables stratégies d’adaptation sont un mélange d’instruments et de mesures structurelles et non structurelles, réglementaires et économiques, d’activités éducatives et de sensibilisation visant à remédier aux effets à court, à moyen et à long terme des changements climatiques. Dans de nombreux cas, aucune mesure ne permet à elle seule de prendre pleinement en compte les effets des changements climatiques. Les stratégies d’adaptation efficaces combinent donc des mesures axées sur différents groupes cibles et assorties de délais divers. Toute stratégie d’adaptation doit prévoir des mesures à chacune des étapes de la chaîne d’adaptation: prévention, renforcement de la résilience, préparation, action et régénération. C’est la gestion des risques, et pas la gestion des crises, qui devrait être érigée en priorité.

 

 

Les mesures d’adaptation doivent être à la fois économiques, écologiquement viables, culturellement compatibles et socialement acceptables. La hiérarchisation des mesures devrait se fonder sur les résultats des évaluations de la vulnérabilité, des estimations des coûts et des avantages, ainsi que sur les objectifs de développement, les impératifs des Parties prenantes et les ressources disponibles. Dans un premier temps, les mesures disponibles doivent être décrites de façon détaillée en termes d’avantages, de risques, de coûts, d’effets secondaires possibles et d’incertitudes. Ensuite, les mesures doivent être comparées et classées par ordre de priorité. Pour ce faire, on peut notamment recourir à l’analyse qualitative systématique, à l’analyse semi-quantitative visant à comparer différents attributs ou paramètres, et à l’analyse quantitative complète des risques, des coûts et des avantages.

 

 

L’approvisionnement en eau et l’assainissement, en particulier lors de phénomènes météorologiques extrêmes, nécessitent une attention particulière dans le cadre de la politique d’adaptation, car ils sont essentiels pour la santé.Les menaces pour la santé peuvent être causées par des températures extrêmes, une augmentation de la température de l’eau, la rareté de l’eau, ou la contamination chimique et biologique des eaux utilisées à diverses fins (notamment la production vivrière et la transformation des aliments). L’adaptation, en particulier au niveau local et transfrontière, devrait tenir compte de ces phénomènes. La raréfaction de l’eau risque de limiter l’accès à l’eau utilisée pour l’assainissement, de réduire la capacité d’autonettoyage des égouts et de limiter la capacité des écosystèmes naturels à assimiler les déchets. Les inondations risquent de provoquer des contaminations et, en particulier dans les grandes villes, des débordements des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et une pollution.

 

 

L’adaptation peut être coûteuse, mais il est nettement plus économique d’engager ce processus dès à présent, car les coûts seront beaucoup plus élevés lorsque les effets des changements climatiques seront devenus irréversibles. Le coût de l’adaptation devrait être pris en charge par une combinaison de financements public et privé. Les mécanismes de tarification et les marchés peuvent contribuer à assurer une répartition plus efficace des ressources en eau, mais l’équité ne devrait jamais être négligée. Des mécanismes comme l’assurance peuvent jouer un rôle important dans l’adaptation lorsque des conditions météorologiques extrêmes sont en cause. Ces mécanismes devraient faire Partie de la stratégie de réduction et de prévention des risques de catastrophe adoptée par les pays concernés.

 

 

La participation des Parties prenantes est cruciale à toutes les étapes de l’élaboration et de la mise en œuvre des stratégies et des mesures d’adaptation. De la détermination des besoins d’information à l’évaluation de la vulnérabilité en passant par la planification et le choix des mesures prioritaires d’adaptation, les connaissances, les capacités et le point de vue de tous les intervenants concernés sont essentiels pour assurer un processus d’adaptation fiable, efficace et durable. Il est également crucial d’associer les gestionnaires des équipements publics pour faire en sorte que les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement continuent de fonctionner en cas de changement des conditions.

 

 

L’éducation, le renforcement des capacités et la communication sont indispensables à un processus d’adaptation efficace. L’ignorance ou le manque de sensibilisation peuvent être des causes importantes de vulnérabilité. En veillant à ce que les spécialistes de l’eau et la société dans son ensemble soient bien informés au sujet des causes et des conséquences des changements climatiques, on renforcera leur capacité à faire face à ces changements et cela peut également contribuer à éviter un processus d’adaptation inapproprié.

 

 

Les changements climatiques et le processus d’adaptation offrent également des possibilités en termes d’innovation et de nouvelles technologies. La nécessité du processus d’adaptation exige un changement de paradigme: penser en dehors du cadre établi. Cela peut stimuler la mise en place d’approches différentes et novatrices. En particulier, il est essentiel de passer d’une approche axée sur l’offre à une approche plus durable, axée sur la demande, de la gestion des ressources en eau, en mettant l’accent sur la conservation et sur une utilisation plus efficace de l’eau. Dans les pays où les changements climatiques ont aussi des conséquences positives, la société devrait s’efforcer d’en optimiser les avantages en utilisant par exemple la saison de croissance prolongée pour augmenter le nombre de récoltes annuelles.

Par Komenan Narcisse - Publié dans : INVITES - Communauté : Ecologie et Environnement
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 22:50

afrique-dans-deau.jpgL’application de la législation nationale et des engagements internationaux est favorable à l’adaptation. Un certain nombre d’accords internationaux contiennent des dispositions et élaborent des outils qui peuvent favoriser la mise en place de stratégies d’adaptation. Les pays devraient prendre en compte ces dispositions et s’appuyer sur celles-ci pour obtenir de meilleurs résultats et assurer la cohérence des politiques et des mesures qu’ils adoptent. La Directive cadre de l’UE dans le domaine de l’eau (DCE de l’UE), par exemple, s’appuie sur les principes de la GIRE et sur les moyens suggérés aux pays pour coopérer dans le domaine de la gestion de l’eau. Les concepts de la DCE, complétés par les lignes directrices sur l’adaptation aux changements climatiques, contribuent à l’élaboration de stratégies d’adaptation.

 

La coopération transfrontière est à la fois nécessaire et bénéfique au processus d’adaptation aux changements climatiques. Elle est nécessaire tout au long de l’ensemble du processus d’élaboration et de mise en œuvre d’une stratégie d’adaptation. Les bassins internationaux constituent environ la moitié de la surface émergée de la Terre. Le fait que de nombreux plans d’eau, en particulier dans la région de la CEE, traversent les frontières signifie que les risques et les difficultés sont partagés et que les solutions doivent donc être coordonnées. Actuellement, la coopération transfrontière en vue de l’élaboration de stratégies d’adaptation est pourtant presque inexistante. Cependant, cette coopération n’est pas seulement nécessaire pour veiller à ce que des mesures unilatérales n’entraînent pas des dégâts considérables dans les pays riverains. Elle est également essentielle pour s’assurer que ces mesures sont bénéfiques à tous les pays Parties riverains, par exemple en partageant les coûts et les bénéfices des mesures d’adaptation ou en réduisant la part d’incertitude grâce à l’échange d’informations. Des mesures ne devraient donc être prises que si elles résultent d’une large consultation et de connaissances scientifiques fiables. La coopération transfrontière peut élargir notre base de connaissances et l’éventail des mesures disponibles pour la prévention, la préparation et la régénération, et ainsi contribuer à trouver des solutions plus appropriées et efficaces sur le plan des coûts. La Convention de la CEE sur  la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention sur l’eau) constitue un cadre solide pour la coopération dans le domaine de l’adaptation au niveau transfrontière.

 

Lors de la planification des mesures d’adaptation transfrontières, les pays riverains devraient mettre l’accent sur la prévention des effets transfrontières, le partage équitable et raisonnable des bénéfices et des risques et la coopération sur la base de l’égalité et de la réciprocité. L’étude des coûts et des avantages à l’échelle d’un bassin permet d’envisager de nouvelles mesures d’adaptation possibles, qui peuvent s’avérer plus économiques. Il faut également tenir compte du fait que les capacités ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre.

 

Les connaissances et les données d’expérience doivent être échangées pour renforcer la capacité des pays à s’adapter. Le changement climatique est un phénomène relativement récent, et nous ne connaissons pas encore parfaitement ses effets sur la quantité et la qualité des ressources en eau et son influence sur la santé humaine. On ne dispose actuellement que de peu de données d’expérience concernant l’élaboration de stratégies et de mesures d’adaptation, et encore moins au niveau transfrontière. Les connaissances acquises par les pays et les données d’expérience concernant l’application de mesures au niveau des bassins fluviaux, qu’elles aient été couronnées de succès ou pas, peuvent aider d’autres pays à réduire les risques dans ce domaine, notamment les risques sanitaires liés à l’environnement

 

Il est crucial de faire en sorte que les données et les informations soient facilement disponibles pour établir des projections climatiques et détecter les groupes et les régions vulnérables. Donc, le partage des informations, notamment sur les systèmes d’alerte rapide, entre les différents pays et secteurs est essentiel pour s’adapter efficacement aux changements climatiques. La collecte de données devrait couvrir tous les aspects du cycle hydrologique, prendre en considération les besoins des utilisateurs finaux et inclure des informations sociales et économiques. Les systèmes d’alerte rapide sont essentiels pour la préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes et devraient être développés au niveau transfrontière afin de permettre un échange efficace de l’information. Ils devraient également être étroitement reliés aux systèmes de prévisions météorologiques et climatiques saisonniers  et à long terme. Les systèmes de surveillance et d’observation devraient pouvoir s’adapter aux besoins d’information susceptibles d’apparaître à l’avenir. En partageant l’information, les pays et les secteurs peuvent étendre et approfondir leur compréhension des effets des changements climatiques, améliorer leurs modèles et mieux évaluer les vulnérabilités liées aux changements climatiques, en particulier dans les bassins transfrontières. L’échange d’informations, ou mieux encore, la collecte commune d’informations, sont donc indispensables pour accumuler les connaissances nécessaires face aux effets des changements climatiques. Les pays riverains devraient travailler sur des scénarios et des modèles communs afin d’arriver à une compréhension commune des effets possibles.

Par Komenan Narcisse - Publié dans : INVITES - Communauté : Ecologie et Environnement
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 22:26

L’eau est d’une importance capitale pour bon nombre de secteurs différents qui dépendent directement de sa disponibilité et de sa qualité. Par conséquent, la gestion de l’eau peut entraver ou au contraire favoriser l’adaptation des secteurs liés à l’eau. On prévoit que les conséquences des changements climatiques sur l’eau auront des effets en cascade sur la santé humaine et sur de nombreux secteurs de l’économie. Il s’agit notamment de l’agriculture (accroissement de la demande d’eau pour l’irrigation et l’exploitation forestière), de l’énergie (réduction du potentiel hydroélectrique et de la disponibilité en eau de refroidissement), des loisirs (menaces pour le secteur touristique lié à l’eau), de la pêche et de la navigation. On envisage également de graves répercussions sur la biodiversité.

 

La mise en oeuvre de la gestion intégrée des ressources en eau favorise l’adaptation. Les principes fondamentaux de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) sont notamment la planification au niveau des bassins hydrographiques, le renforcement de la coopération intersectorielle, la participation du public et le meilleur usage possible des ressources en eau. Toute stratégie d’adaptation efficace repose également sur ces principes. L’intégration des effets des changements climatiques dans la GIRE et la promotion de son adoption à grande échelle favoriseront donc également l’adaptation.

 

Toute politique d’adaptation doit considérer les changements climatiques comme un des nombreux facteurs exerçant une pression sur les ressources en eau. Les autres facteurs sont notamment la croissance démographique, les migrations, la mondialisation, l’évolution des modes de consommation et le développement agricole et industriel.Ces différents facteurs interagissent les uns avec les autres et peuvent avoir des rétroactions positives et négatives. Par conséquent, le processus d’adaptation devrait être coordonné avec les autres mesures de gestion de l’eau et intégré dans une stratégie globale. Les scénarios peuvent être utiles pour évaluer les effets possibles des différents facteurs de pression et élaborer des mesures de gestion de l’eau.

 

L’adaptation efficace aux changements climatiques nécessite une approche transsectorielle, notamment au niveau transfrontière, pour prévenir les conflits possibles entre les actions menées dans les différents secteurs et envisager des compromis et des synergies entre les mesures d’adaptation et les mesures d’atténuation.

Les actions sectorielles non coordonnées peuvent être inefficaces, voire contreproductives, car l’action menée dans un secteur peut accroître la vulnérabilité d’un autre secteur et/ou réduire l’efficacité des mesures d’adaptation adoptées dans celui-ci. L’adaptation aux changements climatiques devrait être intégrée à l’élaboration des politiques actuelles, à la planification et à l’établissement des programmes et des budgets, dans un large éventail de secteurs économiques – un processus généralement appelé «intégration systématique». Et les mesures d’atténuation devraient être considérées à la lumière de leurs conséquences sur les options d’adaptation, et vice versa. Par exemple, la production de biocarburants en tant que mesure d’atténuation peut avoir des effets négatifs sur l’approvisionnement en eau et la production alimentaire, tandis que l’installation d’établissements humains dans des régions sujettes aux inondations a non seulement pour effet d’en accroître la vulnérabilité, mais peut aussi entraver l’application des mesures d’adaptation.

 

Les obstacles à l’adaptation dans les domaines juridiques, institutionnels et politiques doivent être supprimés. La législation devrait être élaborée de manière flexible, de façon à pouvoir faire face à différents effets climatiques possibles. La législation ne devrait pas constituer un obstacle à l’adaptation et devrait être suffisamment souple pour s’adapter aux changements environnementaux et socioéconomiques continus. Elle devrait favoriser ou promouvoir l’adaptation. La législation et les accords transfrontières existants devront sans doute être révisés. Dans un premier temps, la législation existante, du niveau local jusqu’au niveau transfrontière, devrait être évaluée en fonction de sa capacité à appuyer l’adaptation. Par exemple, la législation interdisant la réutilisation des eaux usées devra sans doute être modifiée en législation établissant des prescriptions relatives à une utilisation sûre de celles-ci. Les accords transfrontières devraient inclure des dispositions visant à faire face à la variabilité des flux et à la disponibilité en eau salubre.

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Par Komenan Narcisse - Publié dans : INVITES - Communauté : Ecologie et Environnement
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 21:21

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Le monde doit s’adapter sans attendre aux changements climatiques dans le domaine de la gestion de l’eau.Les données hydrométéorologiques et les projections climatiques fournissent de nombreuses preuves que les ressources en eau sont vulnérables et peuvent être fortement affectées par les changements climatiques, ce qui a des conséquences de grande ampleur sur les sociétés humaines et les écosystèmes. Bien que les changements climatiques puissent également avoir des conséquences positives pour certains pays, comme une saison de croissance prolongée de la végétation, dans l’ensemble presque tous les pays devraient en subir les conséquences négatives. Les effets varieront considérablement d’une région à l’autre. Parmi ceux-ci ont peut citer notamment l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des inondations et des sécheresses, l’aggravation des pénuries d’eau, l’intensification de l’érosion et de la sédimentation, la réduction des glaciers et de la couverture neigeuse, l’élévation du niveau des mers, la salinisation, la dégradation des sols, et les dommages causés à la qualité de l’eau, aux écosystèmes et à la santé humaine. De nombreux pays subissent déjà certains effets et en paient le prix économique et social. Les tentatives pour atténuer les effets des changements climatiques ont commencé, mais leur action est trop lente pour produire des résultats rapidement. Il est donc à la fois urgent et plus efficace sur le plan des coûts de commencer à s’adapter dès maintenant.

 

L’incertitude ne doit jamais justifier l’inaction. L’action et la recherche sur l’adaptation doivent être menées simultanément. Nos connaissances sur les changements climatiques sont limitées par un certain degré d’incertitude. Malgré tout, nous pouvons mettre à jour des tendances qui nous permettent d’agir. Une approche à deux niveaux, combinant l’action immédiate et la poursuite des recherches, est donc recommandée. La gestion de l’eau et les politiques et mesures relatives à l’eau doivent être adaptées dès maintenant aux changements climatiques sur la base de ce que nous savons déjà. Dans le même temps, nous devons effectuer davantage de recherches sur les effets des changements climatiques afin d’approfondir nos connaissances. Les organisations nationales et internationales de financement devraient accorder la priorité aux recherches sur la gestion de l’eau axées sur l’adaptation climatique. Cela nécessite manifestement une communication et une interaction continues entre les secteurs de la science et de la politique. Cette approche nécessite une impulsion politique, surtout lorsque les fonds sont limités.

L’adaptation doit être réalisée avec flexibilité. Cela est dû aux incertitudes relatives à la direction et à la nature des changements causés par le climat sur les systèmes hydrologiques. Les interventions choisies doivent être suffisamment souples pour produire le maximum d’effets positifs dans un éventail de conditions différentes plutôt qu’être conçues en fonction de ce que l’on pense être les conditions futures «les plus probables». Si les conditions changent à nouveau, ou si les changements s’avèrent différents de ceux qui sont prévus aujourd’hui, les mesures prises doivent pouvoir être modifiées progressivement. Les mesures gagnant-gagnant, les mesures zéro regret et les mesures faible regret doivent être prioritaires. Une autre approche de l’incertitude consiste à réduire les sources actuelles de vulnérabilité, par exemple en augmentant la résilience et la capacité d’adaptation. Les écosystèmes fournissent une large gamme de services, notamment la régulation du climat et des crues, et il est donc essentiel d’augmenter leur capacité de résistance.

 

Le processus d’élaboration et d’application des mesures d’adaptation devrait reposer sur l’apprentissage par la pratique. Les mesures prises peuvent ne pas produire les résultats escomptés ou elles peuvent avoir des effets secondaires inattendus, tandis que les effets des changements climatiques peuvent également s’avérer contraires aux prédictions. Cela souligne une fois encore le besoin de flexibilité et d’une évaluation continue pour s’assurer que les résultats obtenus correspondent réellement à ceux souhaités. Ce n’est que de cette façon que les changements de stratégie peuvent être effectués au moment opportun. Les projets pilotes constituent un moyen efficace pour élaborer et appliquer des stratégies d’adaptation.

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Par Komenan Narcisse - Publié dans : INVITES - Communauté : Ecologie et Environnement
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