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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:59

Le développement de l’économie et du bien-être social a pour effet l’extension des activités utilisant les ressources naturelles, l’élargissement de l’espace urbain et le renforcement de la mobilité des personnes dans le cadre de la recherche de loisirs. Ces processus qui impliquent une intensification de l’utilisation des sites biologiques et des prélèvements sur les ressources minérales, végétales et animales et une menace croissante de déstabilisation des écosystèmes et d’appauvrissement du patrimoine biologique et génétique du pays.

Tous les agents économiques «ménages, entreprises, collectivités locales et pouvoirs publics » sont confrontés à la question de mettre en œuvre des actions visant la régulation des équilibres écologiques et la sauvegarde d’espèces menacées au moyen d’interventions visant leur protection, leur régénération et leur conservation.

 

La diversité biologique à fait l’objet par le passé de suivi d’intérêt scientifique parfois écologique, mais l’évaluation économique de la biodiversité ne présentait pas d’intérêt pour le planificateur social car ne faisant pas l’objet d’une grandeur de la Comptabilité Nationale. Les espèces furent globalement localisées, identifié et répertorié par les chercheurs et les Instituts scientifiques; mais les indicateurs de gestion économique des ressources biologique restent à élaborer de telle sorte à ce que cette valeur soit incluse dans le système de Comptabilité Nationale d’une part et soit conforme aux normes Internationales de l’autre et ceci pour refléter les richesses réelles du pays et rendre possible des comparaisons entre pays.

Cet article fournit des options d’évaluation des principales composantes de la biodiversité ayant une signification socio-économique évidente. Une attention particulière est portée sur le système de la comptabilité nationale, les fonctions et les valeurs implicites de la biodiversité, la détermination des valeurs d’option et d’existence, l’écotourisme et biodiversité, les ressources forestières, les ressources halieutiques et l’agriculture.

 

Système de comptabilité Nationale

Les techniques d’élaboration des Comptes Nationaux ne prennent pas en considération les richesses du sol, sous-sol et marines tant qu’elles ne font pas l’objet de transaction commerciale. Or le stock de poissons, forêts, nappes d’eau souterraine sont aussi une richesse qui devrait apparaître en tant que ressources exposées à l’épuisement. Aussi serait-il judicieux d’établir des taux annuels ou pluriannuels mesurant l’évolution des ressources biologique comme c’est le cas actuellement de toutes les grandeurs retenues par la Comptabilité Nationale.

 

Les fonctions et les valeurs implicites de la biodiversité

Les espèces naturelles et les écosystèmes jouent un rôle important eu égard leur propre reproduction, leur environnement immédiat ainsi que comme source de survie des communautés. Il est donc compréhensible de s’intéresser à cet aspect de la biodiversité qui n’a pas de valeur marchande. Pour ce faire, il est d’abord nécessaire d’identifier les fonctions écologiques des ressources biologiques pour que l’évaluation économique (coût économique, valeurs, bénéfices) soit faite. Une stratégie de gestion durable de la biodiversité nécessite des renseignements écologiques et économiques en plus d’une volonté sociopolitique pour la faire aboutir. La connaissance de la valeur économique des ressources biologiques poserait à la société de décider en connaissance de cause de l’effort à consentir pour assurer la pérennité des espèces et l’équilibre des écosystèmes. Il est évident que l’allocation des ressources financière par les mécanismes actuels du marché n’avantage pas l’utilisation des fonds pour un but environnemental, mais un choix sociétal peut privilégier le future par rapport au présent en intégrant des valeurs non conventionnelles et des options nouvelles dans le modèle de développement du pays.

 

Détermination des valeurs d’option et d’existence

Ces valeurs sont souvent exclues de l’évaluation économique à cause des difficultés à les quantifier. Or les activités qui leur sont associées sont importantes en particulier les activités récréatives ou celles en relation indirecte avec la biodiversité.

 

Ecotourisme et biodiversité

Beaucoup de pays ont tendance à développer l’industrie de l’écotourisme afin de générer des activités économiques. Toutefois le développement de l’écotourisme affecte la biodiversité. Mais cette relation est souvent mal perçue. Aussi certains projets d’écotourisme peuvent s’avérer nuisibles à la biodiversité et à l’environnement en général. De la même façon l’effet positif que pourrait avoir la biodiversité sur la réussite de projets écotouristiques n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur. L’évaluation des conséquences de l’écotourisme sur l’environnement doit inclure, le transport des touristes, les équipements nécessaires, les effets sur les populations autochtones et leur culture et enfin le milieu naturel (faune et flore). Il est souhaitable que l’écotourisme reste une activité visant à mieux découvrir la nature.

 

Les ressources forestières

Si la conservation de la biodiversité était le principal objectif de la gestion des forêts, donc il serait nécessaire de rompre avec la gestion minière des espaces forestiers pour s’orienter vers une éco gestion de cette ressource. L’éco gestion consisterait en un aménagement de l’espace de telle sorte à maintenir son équilibre. Une telle gestion garantirait à long terme des ressources que tirent les communautés de la forêt est donc leur assure un emploi durable.

 

Les ressources halieutiques

Une exploitation minière des ressources marines pour des besoins économiques à court terme ne peut avoir comme effet qu’un épuisement des espèces les plus recherchées et donc un appauvrissement de la biodiversité. Seule une technologie permettant des captures cycliques et échelonnées dans le temps garantissent le retour de la biodiversité marine.

 

Agriculture

Les activités agricoles menées par l’homme sont de loin les plus préjudiciables à diversité biologique. Mis à part les défrichements, la diversité des espèces agricoles n’est pas sérieusement menacée. La monoculture n’a pas atteint des proportions dramatiques. L’utilisation des pesticides et des fertilisants chimiques tendent à se généraliser par contre. Donc l’évaluation doit prendre en considération les retombées de ces technologies sur la dégradation de la biodiversité. Les productions agricoles qui sont évaluées et dont la fonction a été identifiée sont celle considérées comme des espèces locales (animales et végétales). Les espèces introduites ou résultat d’hybridation sont exclues de cette évaluation. Toutefois il est important de mentionner leur valeur monétaire sachant que la plupart de ces produits font l’objet de transaction commerciale et que leur fonction est surtout économique.

 

L’évaluation économique de la biodiversité n’est pas une simple procédure comptable. C’est un domaine nouveau, spécifique, les approches théoriques sont phase de validation, par conséquent au bout de chaque tentative d’évaluation il doit y avoir des orientations nouvelles et complémentaires pour mieux se rendre compte des avantages et des coûts socio-économiques de la biodiversité. Une croissance démographique soutenue, l’intensification des activités productives et en particulier l’agriculture et l’industrialisation ont inéluctablement des répercussions sur les ressources naturelles. Il s’avère nécessaire compte tenu des projections à moyen terme des principales grandeurs de l’économie, d’utiliser plus efficacement les ressources non renouvelables ou précaires (eau, sol, énergie, faune, flore...etc.) pour satisfaire des besoins en constante croissance. Aussi faut-il établir des priorités pour améliorer la coordination et la coopération entre les autres organismes publics œuvrant dans les domaines de l’environnement en général et ceux de la biodiversité en particulier. Au demeurant, une politique pour le développement durable qui signifie, d’une part, une option en faveur d’une gestion participative impliquant l’ensemble des utilisateurs directs et indirects du patrimoine biologique et de son environnement, et d’autre part, la définition de concepts de la gestion de la diversité biologique, c’est-à-dire la mise en place d’un système d’observation et d’indicateurs de l’état des ressources biologiques, ainsi que des procédures éducatives, juridiques, économiques et fiscales en vue de garantir leur protection.

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Published by Komenan Narcisse - dans ENVIRONNEMENT
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