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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 02:04

eau-enfant.jpgIl est impératif d’investir pour renouveler et reconcevoir l’infrastructure, pour créer des systèmes durables de gestion d’eau urbaine et pour la réalisation des OMD. Étant donné le coût élevé du développement ou de l’amélioration infrastructurels, il sera nécessaire de faire des compromis au niveau municipal et d’appliquer des méthodes financières innovantes, dont les partenariats entre les secteurs public et privé. Les dirigeants politiques doivent décider des compromis acceptables et de ceux qui prendront les coûts en charge. Les sources de financement ultimes pour l’eau sont les mêmes que pour tous les autres services publics : les tarifs, les taxes et les transferts (les subventions d’équipement dont l’Aide publique au développement) si disponibles. Ceci constitue l’autofinancement principal qui soutient les services d’eau et ce flux doit être alimenté pour permettre au secteur d’attirer des financements remboursables tels que des emprunts, des obligations et des actions. En parallèle des efforts fournis pour attirer une offre majeure, la demande de financement doit être gérée avec précaution en rendant par exemple les programmes d’investissements plus réalistes, les opérations plus efficaces, et en améliorant les services de manière à développer la propension à payer des usagers. Les revenus provenant des tarifs établis sont au cœur d’un financement durable, ce qui n’implique pas nécessairement que les tarifs doivent couvrir l’ensemble des coûts du service, y compris les dépenses d’investissement.

En pratique, il est rare que la totalité des coûts soient couverts par le biais des tarifs, et la majorité des pays adoptent une approche pragmatique et financent le service avec une combinaison de tarifs, de taxes et de transferts par le biais d’aide et de philanthropie. Afin d’optimiser l’utilisation des tarifs, il faudra néanmoins mener une réflexion plus poussée sur la notion de « l’accessibilité » des tarifs, et sur la manière de l’aborder.

Parmi les plus démunis, de nombreuses personnes ne sont pas raccordées à un réseau d’eau et d’assainissement et s’arrangent par leurs propres moyens, et ce à un coût nettement plus élevé que ce que les personnes raccordées payent. Pour ces personnes, le raccordement est plus important que le montant du tarif (bien que le coût du raccordement puisse être un obstacle, pour lequel il faut prendre des dispositions particulières).

Pour les clients raccordés, ce que l’on appelle les niveaux d’accessibilité (par exemple les ménages dépensent 3% à 5% de leurs revenus pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement) servent souvent de guide au moment de fixer les tarifs mais ils sont plus utiles lorsqu’ils sont appliqués aux segments les plus pauvres de la population. On peut aborder la question de l’accessibilité soit par le biais de la structure tarifaire (par exemple un quota de base gratuit ou peu onéreux, suivi d’un tarif plein pour les augmentations postérieures) soit par des allocations de sécurité sociale ciblant les groupes concernés.

Par Komenan Narcisse - Publié dans : ECONOMIE
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