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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 22:50

afrique-dans-deau.jpgL’application de la législation nationale et des engagements internationaux est favorable à l’adaptation. Un certain nombre d’accords internationaux contiennent des dispositions et élaborent des outils qui peuvent favoriser la mise en place de stratégies d’adaptation. Les pays devraient prendre en compte ces dispositions et s’appuyer sur celles-ci pour obtenir de meilleurs résultats et assurer la cohérence des politiques et des mesures qu’ils adoptent. La Directive cadre de l’UE dans le domaine de l’eau (DCE de l’UE), par exemple, s’appuie sur les principes de la GIRE et sur les moyens suggérés aux pays pour coopérer dans le domaine de la gestion de l’eau. Les concepts de la DCE, complétés par les lignes directrices sur l’adaptation aux changements climatiques, contribuent à l’élaboration de stratégies d’adaptation.

 

La coopération transfrontière est à la fois nécessaire et bénéfique au processus d’adaptation aux changements climatiques. Elle est nécessaire tout au long de l’ensemble du processus d’élaboration et de mise en œuvre d’une stratégie d’adaptation. Les bassins internationaux constituent environ la moitié de la surface émergée de la Terre. Le fait que de nombreux plans d’eau, en particulier dans la région de la CEE, traversent les frontières signifie que les risques et les difficultés sont partagés et que les solutions doivent donc être coordonnées. Actuellement, la coopération transfrontière en vue de l’élaboration de stratégies d’adaptation est pourtant presque inexistante. Cependant, cette coopération n’est pas seulement nécessaire pour veiller à ce que des mesures unilatérales n’entraînent pas des dégâts considérables dans les pays riverains. Elle est également essentielle pour s’assurer que ces mesures sont bénéfiques à tous les pays Parties riverains, par exemple en partageant les coûts et les bénéfices des mesures d’adaptation ou en réduisant la part d’incertitude grâce à l’échange d’informations. Des mesures ne devraient donc être prises que si elles résultent d’une large consultation et de connaissances scientifiques fiables. La coopération transfrontière peut élargir notre base de connaissances et l’éventail des mesures disponibles pour la prévention, la préparation et la régénération, et ainsi contribuer à trouver des solutions plus appropriées et efficaces sur le plan des coûts. La Convention de la CEE sur  la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention sur l’eau) constitue un cadre solide pour la coopération dans le domaine de l’adaptation au niveau transfrontière.

 

Lors de la planification des mesures d’adaptation transfrontières, les pays riverains devraient mettre l’accent sur la prévention des effets transfrontières, le partage équitable et raisonnable des bénéfices et des risques et la coopération sur la base de l’égalité et de la réciprocité. L’étude des coûts et des avantages à l’échelle d’un bassin permet d’envisager de nouvelles mesures d’adaptation possibles, qui peuvent s’avérer plus économiques. Il faut également tenir compte du fait que les capacités ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre.

 

Les connaissances et les données d’expérience doivent être échangées pour renforcer la capacité des pays à s’adapter. Le changement climatique est un phénomène relativement récent, et nous ne connaissons pas encore parfaitement ses effets sur la quantité et la qualité des ressources en eau et son influence sur la santé humaine. On ne dispose actuellement que de peu de données d’expérience concernant l’élaboration de stratégies et de mesures d’adaptation, et encore moins au niveau transfrontière. Les connaissances acquises par les pays et les données d’expérience concernant l’application de mesures au niveau des bassins fluviaux, qu’elles aient été couronnées de succès ou pas, peuvent aider d’autres pays à réduire les risques dans ce domaine, notamment les risques sanitaires liés à l’environnement

 

Il est crucial de faire en sorte que les données et les informations soient facilement disponibles pour établir des projections climatiques et détecter les groupes et les régions vulnérables. Donc, le partage des informations, notamment sur les systèmes d’alerte rapide, entre les différents pays et secteurs est essentiel pour s’adapter efficacement aux changements climatiques. La collecte de données devrait couvrir tous les aspects du cycle hydrologique, prendre en considération les besoins des utilisateurs finaux et inclure des informations sociales et économiques. Les systèmes d’alerte rapide sont essentiels pour la préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes et devraient être développés au niveau transfrontière afin de permettre un échange efficace de l’information. Ils devraient également être étroitement reliés aux systèmes de prévisions météorologiques et climatiques saisonniers  et à long terme. Les systèmes de surveillance et d’observation devraient pouvoir s’adapter aux besoins d’information susceptibles d’apparaître à l’avenir. En partageant l’information, les pays et les secteurs peuvent étendre et approfondir leur compréhension des effets des changements climatiques, améliorer leurs modèles et mieux évaluer les vulnérabilités liées aux changements climatiques, en particulier dans les bassins transfrontières. L’échange d’informations, ou mieux encore, la collecte commune d’informations, sont donc indispensables pour accumuler les connaissances nécessaires face aux effets des changements climatiques. Les pays riverains devraient travailler sur des scénarios et des modèles communs afin d’arriver à une compréhension commune des effets possibles.

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Published by Komenan Narcisse - dans INVITES
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